ARCHAEOMAT

Caractérisations multi-échelles et physico-chimiques des interfaces entre matériaux du patrimoine bâti : application aux mortiers antiques du Vexin français

Session AAP :

AAP 2026-10

Responsabilité scientifique :

  • Sébastien Péralta
  • Lucie Laporte
  • Jérôme Wassermann

Secteurs disciplinaires :

Partenariat :

Financement :

  • DIM PAMIR

ID projet : IDF-DIM-PAMIR-2026-10-002

Descriptif :

Les vestiges du patrimoine bâti sont souvent directement exposés à leur environnement, et en particulier à l’eau : celle-ci peut être un agent d’altération, que ce soit par changement de phase lors de cycles gel-dégel ou par dissolution et érosion ; elle constitue également un vecteur de transport des sels dissous, responsables de phénomènes de dégradation lors des cycles de saturation et de désaturation. Des phénomènes de dégradation peuvent aussi se produire au sein même des matériaux, à l’interface entre leurs différents constituants. La nature et les propriétés des interfaces entre les différentes phases constituant les matériaux, ainsi que leurs interactions avec l’eau et les solutions salines peuvent jouer un rôle déterminant dans la capacité d’un ouvrage à résister aux variations environnementales et au changement climatique. L’objectif du stage est de caractériser les mortiers antiques afin de mieux comprendre les mécanismes d’évolution et d’altération de ces matériaux au cours du temps, et de contribuer à l’identification de solutions pour limiter la dégradation du patrimoine bâti et permettre une restauration sans dommages. L’étude porte sur des matériaux anthropiques de l’Antiquité utilisés dans des maçonneries en petit appareil du Vexin français : des mortiers gallo-romains de chaux contenant des fragments de briques, appelés mortiers de tuileau, qui ont démontré une grande durabilité au fil du temps et dans des environnements variés. ARCHAEOMAT intègre des analyses à deux échelles complémentaires : à l’échelle microscopique, par la caractérisation physico-chimique des phases et de leurs interfaces ; à l’échelle macroscopique, par la mesure des propriétés de transfert par des essais de porosimétrie, de perméabilité aux gaz et d’imbibition capillaire. Les résultats enrichiront les bases de données de la communauté scientifique s’intéressant aux matériaux du patrimoine bâti et à l’étude de leur altération.
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