metoil

METOIL

Siccatifs à base de cuivre dans les peintures à l'huile anciennes : comparaison avec les systèmes au plomb et influence sur le séchage et le vieillissement des films

Session AAP :

AAP 2026-10

Responsabilité scientifique :

  • Laurence de Viguerie

Secteurs disciplinaires :

Partenariat :

Financement :

  • DIM PAMIR

ID projet : IDF-DIM-PAMIR-2026-10-011

Descriptif :

À la fin du Moyen Âge, les peintres développent progressivement la peinture à l’huile en mettant au point des traitements permettant notamment d’accélérer le séchage des huiles siccatives. Les recettes anciennes mentionnent fréquemment l’emploi de composés métalliques, parmi lesquels les composés du cuivre et en particulier l’acétate de cuivre, ou vert-de-gris. Leur utilisation est documentée ou suspectée dans des peintures allant des premières productions à l’huile de la Renaissance jusqu’à des œuvres plus tardives, notamment chez Vermeer. Pourtant, les mécanismes physico-chimiques par lesquels ces composés influencent le séchage et l’évolution des films restent encore mal compris. Ce stage vise à reconstituer plusieurs recettes historiques utilisant des composés du cuivre et à étudier leur influence sur la formation et l’évolution des films picturaux. Des huiles préparées selon ces recettes seront appliquées sous forme de films modèles, avec ou sans pigments, et comparées à des systèmes de référence à base de plomb. Leur microstructure sera étudiée par microscopie électronique à balayage (MEB) et en transmission (TEM). En parallèle, le séchage et le vieillissement sous irradiation seront suivis in situ par spectroscopies UV-visible, FTIR et proche infrarouge. Ces approches permettront de mettre en relation les transformations chimiques du liant avec l’évolution de la microstructure des films et de comparer les effets des siccatifs à base de cuivre et de plomb.

 

Légende : A. Vandivere, Heritage Science, 2019 ; image de droite : cartographie XRF du cuivre de la « Jeune Fille à la Perle », Vermeer
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