KARMA

Khmer / Angkor : un Référentiel physique et numérique sur la MétAllurgie du cuivre

Session AAP :

AAP 2026-7

Responsabilité scientifique :

  • Brice Vincent
  • Jean-Sébastien Gros
  • David Bourgarit
  • Ruven Pillay
  • Marianne Segaud

Partenariat :

Financement :

  • DIM PAMIR
  • C2RMF
  • Musée Sosoro (Cambodge)

ID projet : IDF-DIM-PAMIR-2026-7-002

Descriptif :

La collaboration scientifique entre l’EFEO et le C2RMF et de nombreux autres partenaires a permis, en conjuguant études de collections muséales et d’autres collections provenant de découvertes archéologiques récentes, de réunir et de contextualiser un corpus documentant l’ensemble des chaînes opératoires liées à la production de cuivre, de la mine à l’objet fini, dans le Cambodge ancien et moderne (depuis le premier millénaire avant notre ère jusqu’au début du XXe siècle). Ce corpus comprend plus de 1200 échantillons prélevés sur divers types de mobilier (statues et objets en bronze, demi-produits métalliques, déchets de production, matériaux de décor, céramiques techniques). Il rassemble également des données d’examen et d’analyse, réalisées depuis près de 30 ans, de ces mêmes échantillons ainsi que d’artefacts non prélevés (imagerie, analyses élémentaires et structurales). Des échantillons expérimentaux sont également associés. L’objet du projet KARMA est de structurer ce corpus en deux référentiels distincts bien qu’étroitement liés : le référentiel physique KARMA-φ, qui rassemble les échantillons, et le référentiel de données numériques KARMA-num. L’objectif est de rendre échantillons et données plus accessibles, et au plus grand nombre. D’une part, pour en faciliter l’exploitation dans le cadre des partenariats en cours. D’autre part, une ouverture à la communauté aidera à promouvoir et à enrichir la recherche sur la métallurgie au Cambodge, et bien au-delà, tant les méthodologies mises en œuvre et les problématiques abordées ont une portée universelle (caractérisation de procédés métallurgiques, provenance et circulation des matériaux et des savoir-faire). Elle permettra également de mettre en valeur un patrimoine matériel à l’avenir ambivalent, à la fois en pleine expansion (nombreuses découvertes et restitutions d’œuvres acquises illégalement, constructions de nouveaux musées, etc.) et en grand péril (forte pression foncière sur les sites archéologiques par l’agriculture et l’industrie minière).
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